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les jeunes années d'Ardito
 

1978, un drôle de village qui n’en est pas un ; Vers-chez-les- Blanc, quartier forain de Lausanne, est bien loin de l’animation de la ville. Ainsi quelques amies décident-elles d’offrir sur place des contacts, des distractions à ceux et celles qui le désirent. Sur le mode «  échange de compétences », des groupes se forment pour faire du batik, des émaux, des poupées. D’autres font des bricelets, apprennent à tailler leurs arbres ou jouent au bridge.
Un petit groupe se réunit dans une salle du collège pour chanter de la musique qui se distingue du répertoire populaire. Les répétitions se poursuivent par un moment convivial, dans l’atelier de Françoise Ostermann ou au café du village.
«  Vivre au village » fonctionne au bonheur des amitiés et suite au premier concert à la grande salle, le bébé chœur est baptisé du titre d’un des premiers déchiffrages : l’Ardito, des Balletti de Gastoldi.
Au fil des ans, des divergences politiques défont l’enthousiasme de l’association « Vivre au village ». Mais l’Ardito se maintient de plus en plus solide, de plus en plus vivant sous la direction alternative d’Elda Meyer et de Claire-Lise Kunz.
Trop petites, les salles de classe ne permettent plus d’accueillir les choristes qui viennent maintenant parfois de loin. Les répétitions ont donc lieu en ville et l’Ardito perd peu à peu son statut de chœur villageois. Claire-Lise Kunz, seule directrice désormais, concocte des programmes alternant musique baroque et romantique, mais surtout du Schütz, du Schütz, du Schütz pour les désormais traditionnels concerts de printemps et d’automne.

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